Option Montage et Postproduction, 2000

 

Des études complémentaires ont-elles été suivies après le BTS AV ?
Non

Y a-t-il eu une réorientation dans un domaine autre que l’audiovisuel ?
Non

Quel a été votre parcours professionnel depuis l’obtention du BTS AV ?
De 2000 à 2002 en CDI chez IZARD VIDEO comme Chef Monteuse, mais aussi tous les autres postes (technicienne, hotline, remplaçante du directeur technique). À partir de 2002, j’ai démarré ma carrière de pigiste en tant que monteuse et n’ai jamais eu de période difficile jusqu’alors. En août 2009, j’ai quitté ma carrière parisienne pour venir m’établir en Amérique du Nord, pour le moment à Montréal, mais je vais peut-être bouger pour faire évoluer ma carrière. J’ai obtenu mon VISA de résidence permanente cet été, donc je vais peut-être rester cinq années ici.

Quelle est aujourd’hui votre profession ? Répond-elle à vos attentes ou êtes-vous déjà en situation de nouvelle recherche ?
Je suis toujours chef monteuse et pigiste. Je suis également réalisatrice, de documentaire entre autres.

Quelles ont été les expériences professionnelles les plus enrichissantes et pourquoi ?
Toute expérience est excellente pour l’enrichissement personnel, ainsi que l’expérience professionnelle. Mes plus belles expériences ont été :

  • Mon tournage en Alaska : le tournage et l’expédition ont duré 2 mois et demi, mais l’ensemble du travail, sachant que j’ai fini par tout autoproduire, aura pris 3 ans, et 5 si je compte de la date de fabrication à l’achat par une chaine (VOYAGE). Ce fut une expérience extraordinaire pour tout un tas d’aspects, du tournage, de l’humain, de la production, de la motivation, du partage… Je suis même partie en Alaska présenter mon film où l’accueil a été génial.
  • Mon premier montage de long-métrage ; ainsi que la supervision totale de toute la postproduction du long-métrage (conformation, effets, bruitage, mixage, copie 35mm etc.).
  • Ma première grosse série TV pour Canal+, 6 épisodes de 26 min. à monter pendant 9 semaines seulement. Un marathon exaltant de 6 jours par semaine.

Pouvez-vous faire un bref bilan sur le milieu professionnel de l’audiovisuel.
Marché chargé, mais uniquement les motivés, et les vrais professionnels réussissent à passer la barre du marché normal. Il faut des contacts c’est certain, mais la motivation reste extrêmement importante, assortie d’une bonne dose de chance, au bon moment. La précarité reste évidemment préoccupante, mais quand elle est bien anticipée, il n’y pas trop de problème à vivre avec, surtout avec le statut d’intermittent (en France uniquement). Il n’y a jamais rien de « pérenne », il faut toujours savoir se renouveler.

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Questionnaire complété en octobre 2010